Coup de coeur pour cette (courte) série, à tel point que le 26ème épisode visionné, il m'a fallu d'urgence acheter la suite du manga ! Tant de questions en suspend ne pouvaient attendre ! Car on se pose bien des questions : d'où vient la malédiction, peut-on l'enlever, qui sont les deux derniers membres des 12, et j'en oublie...
Tout au long de ces épisodes, on fait donc petit à petit la connaissance des maudits, chacun représentant un signe et en ayant les caractéristiques physiques et morales (plus ou moins marquées), tout ça à travers le regard de Tohru, rayon de soleil de ces personnes qui souffrent et qui pour la première fois, peuvent partager leur secret avec quelqu'un d'extérieur. Tous les maudits sont attachants, chacun avec leur histoire, leurs faiblesses, leur façon de vivre avec la malédiction... Personnellement, l'histoire la plus triste est pour moi celle de Momiji, que sa mère a rejeté au point de vouloir l'oublier (je vous dit pas les larmes que j'ai pu verser quand il raconte son histoire, c'est si horrible...)
Le jeu consiste donc à trouver quel signe est attribué aux personnages, avant qu'il ne nous soit dévoilé^^. Non sérieusement, l'histoire du zodiaque chinois est d'abord et avant tout un prétexte au véritable intérêt de cette histoire, à savoir, les relations humaines. Cette histoire nous montre avec justesse de grands thèmes : comment accepter l'autre tel qu'il est, comment avancer plus pour les autres que pour soi... C'est pourquoi si Fruits Basket est une série où l'on rit énormément (rien qu'avec cet incorrigible Shigure et l'exentrique Ayamé...), c'est une série qui ne manque pas de moments tristes et émouvants et surtout de réflexions profondes, joliment tournées (la comparaison de la prune de la boule de riz et des qualités des gens, dont je parle en dessous...).
Tout ce petit monde est centré autour de Tohru, qui est un personnage d'une infinie gentillesse et d'un dévouement sans limites, d'une grande naïveté aussi et qui est le secours des maudits. Un personnage aussi parfait pourrait être insipide (j'ai eu peur de ça au début), mais fort heureusement il n'en est rien. Tohru s'efforce de vivre comme sa mère et de ne jamais flancher, et son attitude à la fin de la série envers Kyo nous montre Tohru sous un jour plus grave. Pour la première fois, elle pleure, elle a peur, elle ne sourit plus. A coup sûr, les deux derniers épisodes nous en disent beaucoup sur Tohru, nous montrant l'étendue de son intelligence, de sa bonté et de son courage.
Une grande réussite de ce manga est par ailleurs de nous montrer des personnages-types, assez clichés (une jeune fille naïve, un prince charmant, un rigolo, un brutal qui a du mal à avouer ses sentiments...) qui au final nous surprennent. Les personnages ont de multiples facettes, qui cassent le cliché et ceci en fait des personnalités d'une grande richesse, tous jusqu'au dernier, ce qui est vraiment excellent, d'autant qu'en 26 épisodes et avec autant de personnages, c'est une belle prouesse (inutile de vous dire que dans le manga papier c'est plus détaillé et qu'on boit du petit lait !).
Pour ce qui est des musiques, l'opening n'est pas mal mais l'ending, j'aime pas du tout. Les musiques de fond sont assez sympas (j'ai vu carrément mieux ceci dit). Par contre, tout fan de la série saura certainement de quoi je parle, si j'évoque l'inoubliable "Teru teru Momiji", chanté par Momiji puis Tôru dans les sources thermales. Ca ne veut rien dire mais ce passage et cette chanson surtout, c'est trop mignon !!^^
Voilà donc un gros coup de coeur, pour cette série très drôle, déjantée et en même temps très belle et émouvante. Chapeau bas !